Rencontre avec les sections USC

Depuis mon élection en tant que Président de la Fédération PS Wallonie picarde, j’ai entamé le tour des sections USC de la Fédération. Lors de mes visites, je fais le point sur la situation politique de l’USC et les différents problèmes que celle-ci peut rencontrer.

Le chantier des idées

L’une des principales actions au niveau de la Fédération PS Wallonie picarde était la mise en place de la grande opération PS « Chantier des idées ». Imaginée au niveau régional, cette opération s’est déroulée au sein des différentes Fédérations PS Wallonnes.

Aux travers de 8 débats, le Parti Socialiste a souhaité mener une profonde réflexion sur les différents défis majeurs de notre société et ainsi pouvoir actualiser ses positions et trouver des solutions face aux grands enjeux de demain. Ces débats, le PS les a lancés avec l’aide de professeurs, de penseurs, de philosophes, de sociologues, d’acteurs de demain mais aussi de syndicats et de la Mutuelle, sans oublier l’esprit critique des militants et de la société civile.

Thèmes abordés lors de ces chantiers des idées :

• « Peut-on concilier protection de l’environnement, développement économique et progrès social ? » Par le Député fédéral Daniel Senesael
• « Enfance, enseignement : quels outils pour lutter contre les déterminismes sociaux et réparer l’ascenseur social? » Par la Députée régionale Christiane Vienne
• « La protection sociale : un bouclier sans failles ? » Par le Député régional Jean-Pierre Denis
• « La démocratie, un idéal à relancer ? Ses vertus et dérives? » Par le Député fédéral Paul-Olivier Delannois
•  « Internationalistes dans un monde globalisé : quelle est la différence des socialistes ? » Par le Député provincial Serge Hustache
• « Créer des emplois demain : continuer à se concentrer sur le coût du travail ou réduire le temps de travail ? » par moi-même
• « Comment faire des nouvelles technologies du numérique un vecteur de liberté, d’égalité, de solidarité et de prospérité ? » Par le Ministre-Président de la FWB Rudy Demotte
• « Allocations universelles, réelle alternative ? » par moi-même

Voici le résumé des deux conférences/débat que j’ai traités :

1. Créer des emplois demain : continuer à se concentrer sur le coût du travail ou réduire le temps de travail ?

Aujourd’hui, il faut travailler plus, plus longtemps, plus dur, plus vite, plus vieux. Alors que le chômage n’en finit pas d’augmenter, que les jeunes ne trouvent pas de boulot, qu’il n’y a plus de travail pour tout le monde, on nous oblige à travailler jusqu’à 67 ans. Il me semble nécessaire de se mobiliser et d’en finir avec la répartition injuste du travail, la pauvreté ou encore les inégalités. Il faut agir afin de retrouver une justice sociale et ce combat, nous devons le mener tous ensemble. La persistance du chômage massif et structurel amène régulièrement divers acteurs comme les syndicats ou encore les universitaires à remettre en avant des revendications en matière d’aménagement et de réduction du temps de travail.

La situation sociale en Belgique est une catastrophe. En 2014, on comptait 569.000 chômeurs indemnisés, 102.000 prépensionnés, 48.000 jeunes en stage d’insertion (sans allocations), 135.000 bénéficiaires de l’aide sociale (RIS/RSA), 135.000 chômeurs temporaires et plus de 2.000.000 de pauvres. Cette situation de précarité est la même dans tous les pays d’Europe.

Je trouve que la réduction du temps de travail, sans perte de salaire, doit permettre de recentrer le curseur entre les bénéfices des sociétés et les bénéfices du travailleur. Aujourd’hui je considère que la réduction du temps de travail est un magnifique combat, un vrai combat de gauche ! Les modalités ? Il faut en discuter, il existe différentes méthodes pour aborder cette réduction de travail, comme par exemple la semaine de 4 jours ou encore les journées de 6h.

La réduction du temps de travail, à l’heure de la numérisation et de l’informatisation, pourrait être un effet bénéfique de cette évolution pour autant qu’elle soit maîtrisée, et se fasse au bénéfice des travailleurs. Elle ne doit en aucun cas se présenter comme une réduction de droits ou d’acquis des travailleurs. L’utilisation de la technologie peut nous permettre d’arriver à cette réduction du temps de travail sans pour autant diminuer la productivité et baisser la rémunération.

Depuis le début des années 80, la réduction du temps de travail est devenue l’enjeu du problème de l’emploi. Face au chômage croissant, la réduction du temps de travail est considérée comme un levier en vue de la création d’emploi.

Quelle est la meilleure façon d’aborder la réduction du temps de travail ? Quelle formule d’aménagement du temps privilégier ? Comment arriver à une réduction du temps de travail sans créer de distorsion de concurrence avec les autres pays ? Comment utiliser l’évolution technologique pour arriver à cette réduction de travail sans pour autant diminuer la productivité et baisser la rémunération? Pour en discuter, j’ai eu la chance d’accueillir Marc Goblet (secrétaire général de la FGTB), Michel Meyer (président de la CGSP Fédérale), et Frédéric Verschueren (macroéconomiste/ chargé de recherche à l’IWEPS).

2. Allocation universelle, réelle alternative ?

L’allocation universelle, le revenu de base, le revenu universel, le revenu pour tous, … Tant de noms pour un seul et même concept de base : «Verser périodiquement et régulièrement une somme d’argent à chacun, sur base individuelle, sans conditions, contrepartie ou obligation de travail». Une idée simple à première vue mais dont la dont la mise en œuvre s’avère beaucoup plus complexe, et ce pour de multiples raisons.

Un système de protection sociale qui ne permet plus d’empêcher la pauvreté de s’installer durablement, un chômage structurel qui semble quasiment irréductible, un contrôle des chômeurs stigmatisant, des exclus des droits toujours plus nombreux, des pièges à l’emploi des droits devenus illisibles et auxquels beaucoup ne font pas appel,… Toutes ces raisons poussent le concept d’allocation universelle à revenir au centre de l’actualité.

Tous les partis et syndicats se positionnent sur la question et soulèvent de la sorte de vives oppositions. Si tous s’accordent sur une définition commune de l’allocation universelles, les avis sont par contre fortement divergents quant aux objectifs poursuivis et aux modalités de sa mise en œuvre. Pour ma part, je pense que face à l’augmentation des inégalités et au piège de la précarité augmenté d’une crise financière dévastatrice, d’autres solutions sont possibles et finançables : une fiscalité plus juste, la globalisation des revenus taxables, une augmentation des minima sociaux, l’individualisation des droits sociaux, une meilleur répartition du travail, l’automaticité des droits, etc. Autant de propositions qui me semblent plus solidaires et efficaces que celle de l’allocation universelle.

Vu qu’il s’agit d’un sujet important, j’avais décidé de m’en saisir et d’inviter Philippe Defeyt (économiste), François Perl (haut fonctionnaire à l’Inami) et Christian Kunsch (Président du MOC) à partager avec vous leurs avis.

L’accueil de trois nouvelles communes trasnférées de l’arrodnissement de Soignies

Ce transfert des communes d’Enghien, Lessines et Silly dans la Wallonie picarde colle davantage à la réalité de terrain et des habitants des communes concernées étant entendu que ces trois entités participent déjà très concrètement au bassin de vie de la Wallonie picarde, notamment via les intercommunales de développement économiques ou encore de traitement des eaux que sont IDETA et IPALLE.

Concernant Lessines et les difficultés internes qu’ils connaissent, la Fédération PS de wallonie picarde n’a jamais pris position dans les tensions internes au sein des instances PS et de gauche de Lessines car le fonctionnement des Fédérations diffère totalement. En Wallonie picarde, les élus locaux ont une autonomie relative et aucune exclusion ne pouvait avoir lieu dans le contexte que nous avons connu à Lessines.

Sans nous positionner sur une quelconque responsabilité, la Fédération PS de Wallonie picarde appelle à un rassemblement des gauches ! Si nous voulons éviter que des partis de droite ne profitent des divisions de la gauche pour s’installer durablement dans les instances de décisions, nous devons mettre nos rancœurs de coté et faire un pas l’un vers l’autre.

La Fédération PS de Wallonie picarde a dès lors appelé au rassemblement des gauches de la Ville de Lessines afin de construire l’avenir dans de bonnes conditions et éviter que les divisions ne porte la droite aux responsabilités.

Dans ce cadre, nous allons nous atteler à jouer un rôle de médiateur entre les parties en présence et espérer que le bon sens l’emporte pour permettre de participer au rassemblement des forces de gauche et ainsi participer à la construction d’un monde meilleur !

Ce transfert des communes d’Enghien, Lessines et Silly dans la Wallonie picarde colle davantage à la réalité de terrain et des habitants des villes concernées étant entendu que ces 3 villes participent déjà très concrètement au bassin de vie de la Wallonie picarde, notamment via les intercommunales de développement économiques ou encore de traitement des eaux que sont IDETA et IPALLE.

Les défis de cette nouvelle année seront nombreux, à commencer par l’échéance électorale d’octobre prochain.

Concernant Lessines et les difficultés internes qu’ils connaissent, la Fédération PS de wallonie picarde n’a jamais pris position dans les tensions internes au sein des instances PS et de gauche de Lessines carle fonctionnement des fédérations diffère totalement. En Wallonie picarde, les élus locaux ont une autonomie relative et aucune exclusion ne pourrait avoir lieu dans le contexte que nous avons connu à Lessines.

Sans nous positionner sur une quelconque responsabilité, la Fédération PS de Wallonie picarde appelle à un rassemblement des gauches !

Si nous voulons éviter que des partis de droite ne profitent des divisions de la gauche pour s’installer durablement dans les instances de décisions, nous devons mettre nos rancœurs de coté et faire un pas l’un vers l’autre.

La Fédération PS de Wallonie picarde a dès lors appelé au rassemblement des gauches de la Ville de Lessines afin de construire l’avenir dans de bonnes conditions et éviter que les divisions ne porte la droite aux responsabilités.

Dans ce cadre, nous allons nous atteler à jouer un rôle de médiateur entre les parties en présence et espérer que le bon sens l’emporte pour permettre de participer au rassemblement des forces de gauche et ainsi participer à la construction d’un monde meilleur!